
Croiser l'homme et l'animal
Mardi 20 Mai 2008 à 11:16
Le Gouvernement britannique s’est dit pour l'autorisation
d'embryons hybrides issus de l'intégration d'ADN humain dans des ovules
d'animaux, une pratique présentée par certains scientifiques comme essentielle
pour la recherche de nouveaux traitements de maladies telles qu'Alzheimer et la
mucoviscidose.
Ce vote maintient la Grande-Bretagne au premier rang de la
recherche sur les cellules souches. Certains pays, notamment la France,
l'Allemagne, l'Italie et l'Australie, interdisent la recherche sur les embryons
hybrides.
Le projet de loi interdit l'implantation de l'embryon, que
ce soit sur une femme ou un animal, et il précise qu'il ne peut être utilisé
pour la recherche au-delà de quatorze jours.
Les partisans du texte font valoir que cette décision
facilitera la recherche de remèdes contre des troubles neurologiques tels que
la maladie de Parkinson. Ils expliquent que la création d'embryons hybrides
contribuera à pallier le déficit de dons en ovules humains destinés à la
recherche sur les cellules souches.
L'Eglise catholique et des députés de l'opposition
conservatrice dénonçaient, de leur côté, ce qu'un dignitaire religieux a
qualifié d'"expériences à la Frankenstein".
Moi, je me demande si ce type d’expérience est réellement
nouvelle. Je veux dire, sans aller trop loin dans un fantasme de science
fiction, il est probable que des savants fous ou mêmes des laboratoires militaires
secrets aient déjà tenté ce genre d’expérience. Croiser l’homme et l’animal… Ca
fait froid dans le dos…
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