
Sarkozy, mauvais perdant
Jeudi 08 Mai 2008 à 10:36
Nicolas Sarkozy a reçu hier les 262 membres du groupe UMP de l'Assemblée nationale à l'Elysée, pour tenter de ramener le calme au sein de la majorité.
Cette majorité toute dévouée il y a encore un an.
Cette majorité où ceux qui avaient le portable de Sarkozy déambulaient d’un air léger dans les couloirs de l’assemblée, snobant les collègues obligés de passer par les assistants. Cette époque est terminée, et il n’est pas difficile d’imaginer que les critiques des élus UMP vont bon train à l’encontre de leur ex chouchou, aujourd’hui dos au mur.
Le Président a donc souhaité recadrer ses troupes, aborder avec elles les réformes mais aussi, comme pour mieux se défendre, placer quelques attaques en règle contre Jacques Chirac notamment, accusé d'avoir "mal gouverné le pays".
La presse en a elle aussi pris pour son grade : "Quand on pense que notre porte-parole [Frédéric Lefebvre] fait un communiqué sur Royal qui n'est pas repris par l'AFP... Imaginez si j'avais eu un problème de droit social ! La gauche aurait demandé ma démission", a-t-il dit, selon un député présent.
Comme quoi l’homme n’est pas beau joueur. Comme disait Coluche, un homme politique qui se plaint de la presse est de mauvaise foi, car tout de même, c’est quand même elle qui l’a élu.
L’opposition a bien sûr réagi, les arguments étaient faciles. Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a dénoncé une attitude qui "n'est pas digne, ni de la fonction qu'il occupe ni du respect que l'on doit au pluralisme de la presse". "Son problème, ce n'est pas la presse ou l'opposition, c'est lui-même et sa politique", a-t-il ajouté.
Tout ça finira mal…
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