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Sylvain Rakotoarison
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Sylvain Rakotoarison
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Arthur, l’un des symboles stupides du sionisme

Vendredi 27 Mars 2009 à 12:13


Pub Kydiz

« Répliquer au risque de donner trop d’importance à une minorité de sots qui ne rêvent que de jeter le feu dans les esprits ou me taire en espérant ainsi apaiser cette violence folle ? »



Depuis quelques mois sur Internet, l’animateur de télévision Arthur est victime d’une véritable campagne contre lui, contre son succès, contre ce qu’il serait censé représenter.

Disons-le tout de suite : je ne connais pas Arthur, j’apprécie peu les rares émissions que j’ai pu apercevoir de lui ; il semble que, souvent, ses émissions font appel plus à l’émotionnel (les vieux souvenirs) qu’à l’intelligence et à la réflexion, mais le fait est patent, il a eu et a du succès et a su se bâtir à la fois une fortune et une célébrité que beaucoup peuvent envier (pas moi).

Par conséquent, je n’ai aucune vocation à vouloir le défendre ni le protéger, sachant d’ailleurs qu’il est largement capable de se défendre lui-même et bien mieux que moi. Mais j’ai le sentiment que les attaques portées contre lui sont le symptôme d’un mal bien plus grave qu’une simple attaque personnelle : la persistance d’un antisémitisme latent renforcé par un conflit lointain mais néanmoins très présent dans les esprits en France.


Réagir ou pas ?

Comme Dominique Baudis lorsqu’il était accusé (à tort) d’être impliqué dans une sombre histoire toulousaine, la question se posait à Arthur de devoir répondre, de devoir se justifier, de devoir apporter des réponses à de pures calomnies, en risquant de propager un incendie encore assez confidentiel : « répliquer au risque de donner trop d’importance à une minorité de sots qui ne rêvent que de jeter le feu dans les esprits ou me taire en espérant ainsi apaiser cette violence folle ? ».

Finalement, après beaucoup d’hésitation, Arthur a rédigé une sorte de droit de réponse à toutes les attaques dont il a été victime non seulement sur Internet mais aussi dans la réalité glauque de ses spectacles, puisque, parallèlement à ses activités télévisuelles, il fait en ce moment un one-man-show en parcourant la France.


Une tribune dans "Le Monde"

Il a choisi la forme la plus conventionnelle qui soit, à savoir une tribune dans le journal "Le Monde" daté du 9 février 2009.

Sa réaction, il l’a faite au nom de ceux qui lui font confiance et au nom de ceux qui, victimes anonymes du même mal, n’ont pas sa chance de pouvoir donner écho dans les médias.

Et que dit-il ?


Des propos diffamatoires

Que les propos de Dieudonné à un magazine anglophone en janvier 2004 ont mis en route à la machine à détruire. Dieudonné parle d’Arthur comme faisant partie d’« un lobby juif très puissant qui aurait la mainmise sur les médias » et de sa société de production qui « finance de manière très active l’armée israélienne. Cette armée qui n’hésite pas à tuer des enfants palestiniens ».

Il s’agit donc de déclarations bien antérieures à la guerre très récente à Gaza.

On aurait pu imaginé ce type de calomnie comme l’un des épisodes ordinaires d’une rivalité entre humoristes si on n’avait pas en mémoire les nombreux soubresauts de Dieudonné avec l’antisémitisme qu’il est inutile de rappeler ici.

Pour les propos tenus en 2004, Dieudonné a été condamné deux fois, par le tribunal correctionnel de Paris et par la cour d’appel de Paris au motif de diffamation raciale.


Des amalgames récurrents

Très vite, dans les manifestations peu importantes avant ses spectacles ou sur Internet, le démon se déchaîna : « Juif… sioniste… finance… fric… Tout est dit. ». Tout est dit car tout est amalgame. L’équivalence des adjectifs "juif" et "israélien", "juif" et "sioniste", "juif" et "riche" etc. Latent, alimenté par de tels amalgames, l’antisémitisme n’est toujours pas mort.

Un antisémitisme sans doute couplé de jalousie pour une réussite sociale qui ne peut faire que des envieux.

Arthur est assez simple dans son expression et même n’hésite pas à dénoncer la passivité de quelques journaux comme "Le Monde" qui n’a émis aucun commentaire en retranscrivant le 8 janvier 2004 les propos de Dieudonné, ou comme "Le Point" et "Le Nouvel Observateur" qui ont laissé sur leur site Internet des commentaires franchement nauséabonds, ou encore à reprocher à Wikipédia ou au site du "Figaro" de relayer des rumeurs sans fondement et à Martine Aubry, maire de Lille, ville où a eu lieu un de ses spectacles, de ne pas avoir réagi.


Une identité parmi d’autres

Si tous ses mots, ses phrases sont un peu maladroits, Arthur a attendu l’avant-dernier paragraphe pour justifier très banalement son identité, sans commenter plus :

« Je m’appelle Jacques Essebag. Je suis né le 10 mars 1966 à Casablanca. Durant la guerre des Six-Jours, ma famille a quitté le Maroc pour s’installer dans la patrie des droits de l’Homme. Je suis français. » ajoutant pour conclure ceci : « Jamais je n’aurais imaginé que dans mon propre pays, dans ce pays que j’aime tant, dans ce pays qui m’a tant donné et auquel j’essaie de rendre un peu, on puisse manifester contre moi uniquement parce que je suis juif. ».


Mémoire courte ?

Vouloir faire d’Arthur le représentant du sionisme, le comploteur-"contempleur" du gouvernement israélien et le contempteur de la cause palestinienne relève d’une rare stupidité, celle de la projection de fantasmes sur un homme seul, peu impliqué (« Cet attachement à Israël ne me donne pas le droit de me mêler et de donner mon avis sur la politique israélienne en étant confortablement installé à Paris. ») uniquement en raison de son origine juive.


Certains êtres humains auraient-ils donc la mémoire si courte ?


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (23 mars 2009)
http://rakotoarison.over-blog.com/article-28859796.html

Pour aller plus loin :

Tribune d’Arthur dans Le Monde du 9 février 2009.
http://rakotoarison.over-blog.com/article-27793996.html

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Par SamiraCet article est très bon.

Dans notre monde de frustrés (nous le dénonçons, en souffrons mais ne faisons rien pour en changer dans le fond) les amalgames sont très vite faits. Arthur est un Cauet bis. Mais on ne fait pas chier Cauet étrangement... C'est vraiment triste.
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le 27/03/2009
à 14:15
Par uningenuJe ne savais même pas qu'Arthur était juif, d'ailleurs je m'en fous , ça ne change rien au fait qu'il est super ennuyeux
pour le reste, il faut bien reconnaître que bien des non-juifs sont jaloux des juifs, et que les préjugés ont la vie dure
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le 28/03/2009
à 19:04
Par laurentarthur est insulté, il a droit a un article de defence dans le monde.
dieudo est trainé dans la boue, il n'a le droit à rien!

l'antisemitisme en soit n'existe pas! le racisme oui.

le sentiment intolerable d'indignation que procure le regime faciste d'israel (independament du fait qu'il soit juif) n'est pas de l'antisemitisme. c'est meme l'inverse! c'est proteger nos prochains de leurs folie destructrice que de leur dire stop! halte au massacre.

Alors quand arthur (ou bruel, ou macias) organise un spectacle pour recolter des fonds pour tsahal (armée israelienne), je pense en mon ame et conscience, que c'est un devoir de protester.

halte au sionnisme, les plus grands perdants de cette ideologie seront les juifs.

tres mauvais article, à l'instar de la presse francaise, qui melange tout, confond judaisme et sionisme et veu nous faire passer un bourreau pour une victime. Les gens ne sont pas dupent monsieur.
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le 02/04/2009
à 09:57
Par laurenten complement je citerai Orwell, qui n'etait pas un romancier mais un visionnaire initié :

"Nous ne cherchons pas le pouvoir en vue de nos propres fins, mais pour le bien de la majorité tel que nous le définissons. Les hommes, ces créatures frêles et lâches, ne peuvent endurer la liberté ni faire face à la vérité. Ils doivent être dirigés par ceux qui sont plus forts qu'eux. L'espèce humaine a le choix entre la liberté et le bonheur, or le bonheur vaut mieux."

"Le bien des autres ne nous intéresse pas, nous ne recherchons que le pouvoir, le pur pouvoir. Les nazis et les communistes se rapprochent beaucoup de nous par leurs méthodes, mais ils n'eurent jamais le courage de reconnaître leurs propres motifs. Ils prétendaient s'être emparés du pouvoir pour une période limitée; passé le point critique, il y aurait un paradis où les hommes seraient libres et égaux. Nous ne sommes pas ainsi, nous savons que jamais personne ne s'empare du pouvoir avec l'intention d'y renoncer. On n'établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature. La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture. Le pouvoir a pour objet le pouvoir.

L'esclavage c'est la liberté. Seul, libre, l'être humain est toujours vaincu. Mais s'il renonce à son identité, s'il se soumet entièrement et totalement, il se fond dans le pouvoir collectif, il est alors tout-puissant et immortel.

Ce pouvoir est aussi le pouvoir sur d'autres êtres humains, sur les corps mais surtout sur les esprits. Le pouvoir sur la matière n'est pas important, notre maîtrise de la matière est déjà absolue. Ce qui importe c'est de commander à l'esprit. La réalité est à l'intérieur du crâne... Le réel pouvoir, le pouvoir pour lequel nous devons lutter jour et nuit, est le pouvoir non sur les choses, mais sur les hommes. Comment assure-t-on le pouvoir sur un autre? En le faisant souffrir. L'obéissance ne suffit pas. Comment, s'il ne souffre pas, peut-on être certain qu'il obéit, non à sa volonté, mais à la nôtre?"
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le 02/04/2009
à 10:48