photo
AudeGiraudet
Inscrit depuis le 16/10/2008
Nombre d'articles : 5 Note moyenne : 5 / 5
Nombre de lectures : 3936 Classement de l'auteur : 33 / 380
Blog ou site perso : http://chartreuse-sudgresivaudan.over-blog.org/
fond
chaine
AudeGiraudet
Lectures767

Quand une minorité méprise les droits de tous que faut-il faire?

Mercredi 04 Mars 2009 à 02:36


Pub Kydiz

Grève des enseignants-chercheurs: Le mouvement dégénère à Lyon2

Rétentions de notes, grèves, débrayages, Assemblées générales mascarades, interruptions de cours et maintenant BLOCAGES!

Depuis plusieurs semaines ces mesures abusives et radicales sont monnaie courante à l'Université Lumière Lyon 2, notamment à la faculté de Droit et Science Politique où la majorité des enseignants suit le mouvement de grève.
Un mouvement qui ne fait que se délégitimer et se décrédibiliser de jour en jour.
Dialogue et concertation étant devenus impossibles.

Le mouvement dégénère, se transformant en une pseudo-volonté révolutionnaire, un mouvement fourre-tout à en lire les nombreuses banderoles recouvrant les murs de la Faculté (Free Palestine, Sarkozy = Pinochet, Fuck G8 G20 UE OMC, Vive la commune...)
Bref, des choses sommes toutes banales à Lyon 2, quand on sait qu'aux dernières élections du conseil d'étude et de la vie universitaire des personnes ont voté Staline sans que cela ne choque plus que cela! Une minorité d'étudiants se croyant supérieur, bafouant la pluralité d'opinion et la liberté d'étudier par des revendications lénino-staliniennes...Voilà la réalité à Lyon2.
Des blocages intempestifs qui n’ont à mon sens rien à voir avec un mouvement de grève. Il suffit de voir les interruptions de cours, opérées entre autre par une bande de désoeuvrés (certains n'appartenant même pas à la fac), entrant dans les amphis, manquant de respect aux professeurs, clope au bec et bière à la main.

Nous, étudiants, ne pouvons cautionner cela et ne pouvons le tolérer dans une institution à vocation démocratique, comme cela devrait être le cas à l'Université.
La majorité silencieuse ne peut plus se taire face à cette minorité d'étudiants bloqueurs.
Paralyser les universités est une atteinte aux libertés des étudiants!

Pour l’instant, la confusion règne, les étudiants souhaitant aller en cours sont de plus en plus remontés et peuvent instituer un rapport de force favorable, d’autant plus qu’aucun mot d’ordre n’a été donné. Les bloqueurs auront du mal à trouver des soutiens parmi les étudiants exaspérés, ce qui n’était pas le cas lors du mouvement anti-LRU de l’année dernière.

Il faut continuer d’être là, être présents, montrer que nous voulons aller en cours pour faire pression et éviter de rentrer chez soi pour attendre que ça passe.

Loïc Chabrier, maître de conférence nous l'a bien rappelé, "l’essentiel est de faire réagir la présidence, dont nous déplorons le manque de réaction. Vous êtes usagers du service public et le bon fonctionnement de celui-ci n’est pas assuré".

La protestation systématique ne peut que nuire aux efforts concédés depuis plusieurs mois par l’ensemble de la communauté étudiante pour moderniser en profondeurs nos établissements.

Les chantres du « toujours-non » et les rois du « cause-toujours » doivent mesurer le degré d’irresponsabilité de leur démarche. En cette période de crise où les jeunes sont plus que jamais exposés au chômage et à ses conséquences en termes de précarisation des conditions, nous n’acceptons pas que l’université devienne le lieu qui cristallise les protestations et soit utilisée comme théâtre d’un règlement de compte politique.

On peut combattre une réforme sans nier le droit des autres, "la liberté des uns s'arrêtent où celles des autres commence".

back 
Vous devez être enregistré pour noter cet article
  
réagir
Par laurentje n'ai qu'une chose à ajouter : Free Palestine, Sarkozy = Pinochet, Fuck G8 G20 UE OMC...

la republique est morte, le systeme economique est mort. Ceux qui ne le voyent pas vont au dela de graves desillusions.

si le peuple ne prends pas son sort entre ses mains, quelqu'un d'autre le fera à sa place...
photo
le 05/03/2009
à 09:44