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isidore
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isidore
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Le nucléaire est-il une solution ?

Mardi 10 Février 2009 à 21:19


Pub Kydiz

Notre bon président Nicolas Sarkozy veut mettre le paquet pour accroître la puissance nucléaire de la France , déjà forte, et ça nous flatte quelque part, pauvres franchouillards que nous sommes .
Je ne vais pas résumer en trois phrases le problème du nucléaire… On y aura probablement droit, et à grande échelle, parce que tout le monde préférera ce risque au désagrément de devoir réduire sa consommation en énergie. De même qu’on exploitera massivement les schistes bitumineux et les sables asphaltiques, substituts du pétrole encore plus polluants que lui. Et le charbon, qu’on liquéfiera pour faire tourner les moteurs des bagnoles de tous les branleurs, parvenus ou pas. L’humanité cherche toujours son confort immédiat, plutôt que la sagesse du futur. Elle finira par en crever.
Cela dit, au cours des prochains siècles, le nucléaire sera tout, sauf une bonne solution.

Primo, il n’y a assez d’uranium pour satisfaire les éventuels besoins de substitution que pour un temps limité. Dès à présent, les prix montent. N’oublions pas que les réserves de minerai uranifère ne sont ni en France, ni même en Europe, mais au Niger ou au Canada . Question indépendance énergétique, ça laisse à désirer… Pour preuve, si, en France, 80 % de l’énergie électrique provient du nucléaire, celui-ci ne représente que quelques % de l’énergie totale consommée dans le monde.

Secundo, les risques ne sont jamais nuls, même en mode de fonctionnement normal : pollutions radioactives, incidents variés de réacteurs, accidents lors du transport ou du stockage de déchets, risques liés au terrorisme , y compris celui des puissances bien-pensantes etc…
Les accidents majeurs, du type Tchernobyl, nous pendent toujours au nez. En général, ils sont dus à des erreurs humaines. Beaucoup pensent qu’on peut les éviter en réservant le nucléaire aux pays riches et responsables ; mais c’est omettre la tentation permanente des industriels, qui consiste à vendre leur technologie partout où c’est possible. Y compris dans des contrées incapables financièrement, politiquement ou culturellement de surveiller des installations aussi “sensibles”… Pour faire baisser le prix du kilowatt-heure, il faut “rentabiliser” en vendant les usines à qui les désire, en “tirant” sur les coûts de surveillance et de maintenance, et en faisant supporter à la collectivité les frais (colossaux) du démontage des réacteurs en fin de vie.

Tertio, il y a l’imprévisible. Il semble que les risques sismiques aient été systématiquement sous-estimés, en France comme ailleurs. ( http://www.sortirdunucleaire.fr )

Quarto, il y a les déchets… Personne ne sait qu’en faire. On n’a encore aucune solution scientifique ou technique pour leur traitement, sinon la vitrification des plus dangereux et leur mise en silo sécurisé ad vitam aeternam (pour des siècles ou des millénaires, selon les cas). Si tout le monde réclame du courant électrique, personne n’accepte une décharge nucléaire dans sa commune : le syndrome du beauf “pas dans mon jardin” joue à plein. Il rend socialement ingérable la généralisation de ce type d’énergie.
Celui qui possède un réacteur nucléaire peut toujours, s’il en a la volonté, le détourner et lui faire fabriquer les ingrédients (uranium 235 ou plutonium) nécessaires à la bombe atomique. Fût-elle artisanale ou même “foireuse” comme celle de la Corée du Nord… Il n’y a pas nucléaire “pacifique”. La prolifération des armes atomiques nous rapproche d’un Hiroshima mondial. Elle constitue, à mes yeux, un terrifiant péril écologique, un de plus.

Quand j’étais jeune, dans les années 70, on jouait à se faire peur avec la troisième guerre mondiale, atomique celle-là, et on allait manifester en Allemagne ou en France, fiers de défiler pour sauver la planète.
A l’époque, on croyait que le pétrole serait toujours là, en abondance ; puis l’eau a coulé sous les ponts de la Seine, le nucléaire s’est bon an mal an octroyé une bonne conscience , la guerre atomique ne s’est pas encore produite et ,du coup, on a un peu oublié .

Et voilà que maintenant on a (enfin) pris la mesure de la raréfaction des énergies fossiles, alors on a très, mais alors vraiment très envie que le nucléaire soit propre.

Fatale erreur ! Chimérique désir !

Au mieux, on pourrait envisager une société ultra-policée à la George Orwell, seul moyen de limiter les risques mais même là, on se la jouerait: voir le « primo » sur les ressources limitées en uranium et le « tertio » sur les risques sismiques .

Alors, en désespoir de cause, il y a ceux qui se la racontent, par exemple avec un autre Nicolas : Tesla et son énergie illimitée, mais perso j’y crois pas une seconde, c’est contraire aux lois de l’entropie.

Alors, ne perdons pas de temps, il n’y a pas d’autre solution que celle de la décroissance et de la déconsommation, avec le changement des mentalités ad hoc, d’autant que ce dernier va aussi devenir inéluctable pour des raisons autres qu’énergétiques, entre autres la cohésion sociale et la nourriture.

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Par laurentl'eau brule-t-elle?
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les sources d'energie sont infinies
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le 13/02/2009
à 12:46