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coelacanthe38
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coelacanthe38
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Quoi de plus important que les droits de l'homme ?

Mercredi 10 Décembre 2008 à 16:06


Pub Kydiz

«Plus jamais cela!»
N'oublions jamais que c'est ce cri de révolte contre la barbarie et l'oppression nazies, mais aussi ce cri d'espoir en réponse au désespoir issu de la seconde guerre mondiale qui a été à l'origine de la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme, voilà soixante ans. Ca se passait au Trocadéro, à Paris, qui à cette occasion redevenait une grande place diplomatique. Il s’agissait d’affirmer clairement la dimension universelle et indivisible de ces droits.

Ca c’est pour la grande Histoire ; pour la petite, quelle drôle d’idée a eu notre brave docteur Kouchner de soulever le problème du secrétariat d’Etat de Fadela à ce moment précis ? Il a quand même d’étranges réactions cet homme-là, comme s’il voulait marquer sa différence à tout prix, rappelons-nous sa prise de position pour la guerre en Irak. Bref, il ne m’inspire pas vraiment confiance.
Soixante ans après donc, qu' est-il advenu de nos aspirations, de nos ambitions, de nos engagements ? Année après année, on a vu s'étoffer l’action de l’ ONU et la création d’autres organismes, tels que la Cour Internationale de La Haye, on a vu s'amplifier la notion même de droits de l'homme, progressivement appliquée à l'alimentation, au développement, et maintenant à l'environnement.

Mais, malgré le travail et les efforts accomplis par l'ONU et la communauté internationale, malgré l'action inlassable des organisations non gouvernementales, dont celle que créa notre brave docteur Kouchner, et des milliers d’ anonymes qui se dévouent, souvent au péril de leur vie, malgré les progrès accomplis et les avancées incontestables réalisées tout au long de ces soixante années, l' oeuvre reste, encore et toujours, inachevée, et loin, très loin d’être achevée.

Qui oserait, en effet, affirmer, aujourd'hui, que le droit à se nourrir, à se soigner, à se former, à travailler, à être protégé par la loi, à circuler librement, en d'autres termes que le droit à vivre dans le bien-être et la dignité est, partout dans le monde, réalisé ?

Qui oserait affirmer, aujourd'hui, que la liberté de pensée, de conscience, d' opinion et d'expression, que l'égalité entre les hommes et les femmes, est, partout dans le monde, réalisée ?

Qui oserait affirmer, aujourd'hui, que la pauvreté et la guerre, la dictature et l'oppression, l'esclavage et la torture, la xénophobie et le racisme ont été, partout dans le monde, éradiqués ?

Qui oserait affirmer, aujourd'hui, que les principes proclamés par la Déclaration universelle des droits de l'homme sont, partout dans le monde, effectivement appliqués, que leur violation est partout réprimée, ou , mieux encore, prévenue ?

Soixante ans après, ayons la lucidité et le courage de reconnaître que l'urgence n' est plus tant de définir de nouveaux droits, que d'amener les États, tous les États, à ratifier les textes existants, et encore plus à les appliquer réellement !

Plus grave encore :devons-nous prendre prétexte que le monde a connu, connaît et connaîtra de profonds bouleversements, que de nouveaux équilibres se font jour, mais aussi de nouvelles menaces, pour remettre en cause, ici ou là, l'universalité de ces principes ? C’est hélas, en filigrane, ce que je retire des propos du brave docteur Kouchner à propos de la non-applicabilité intégrale des droits de l’homme par un Etat.

Bien sûr qu’il y a un décalage entre la raison d’état et l’application des grands principes, mais on ne doit les bafouer qu’en cas de légitime défense ; le tribunal international de La Haye étant là pour en juger.
Et ce n'est pas une raison pour supprimer ce secrétariat d’état aux droits de l’homme , qui est une bonne chose, on ne demande pas au ministère des affaires étrangères de s’y soumettre , peut-être ne doit-il pas en dépendre ?

Pour finir,quelle serait la portée, l'efficacité et le devenir d'un droit que certains états seulement appliqueraient, tandis que d'autres le bafoueraient, au nom de spécificités culturelles, religieuses, nationales, et pourquoi pas tout simplement économiques ?
L’universalité n’est pas négociable, la diversité ne peut s’exprimer qu’à partir du moment où les grands principes, c'est-à-dire les principes « a minima » sont respectés par tous, quelle que soit leur puissance (suivez mon regard)
Parce que si ceux-là ne montrent pas l’exemple, il n’y a aucune chance pour que ça fonctionne.

Nous progresserons d'autant mieux que seront prises en compte la diversité des réalités historiques et socioculturelles, tant en ce qui concerne la formulation de ces principes, qu'en matière de sensibilisation, d'éducation, d'appropriation. Nous progresserons d'autant mieux que la volonté de condamner s'accompagnera d'une volonté de coopération et d'assistance dans un esprit d'écoute, de respect et de dialogue.



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Par laurentOn peut être contre les sacro-saints droits de l’homme.

"...L’idéologie des droits de l’homme, est un universalisme et un égalitarisme abstraits. En dépouillant l’homme de ses spécificités, cette idéologie implique l’uniformisation. Or, qui dit uniformisation dit négation du droit à la différence. D’où la contradiction interne classique des droits de l’homme, contradiction vue depuis longtemps, par Arendt par exemple.

C’est qu’il est contradictoire d’affirmer à la fois la valeur absolue de l’individu et l’égalité des individus. Si tous les hommes se valent, ils ne sont plus irremplaçables, puisqu’ils sont interchangeables. Dès lors, l’homicide est pensable. Les droits de l’homme peuvent donc déboucher sur la négation des droits d’un homme. Les régimes qui ont le plus affirmé les droits de l’homme sont aussi ceux qui ont poussé le plus loin le contrôle bureaucratique, la réduction de l’humain à une donnée quantitative. De là, l’implosion de la première forme de l’idéologie des droits de l’homme, la forme collective..."

http://www.scriptoblog.com/scriptoblog/index.php?option=com_content&task=view&id=519&Itemid=82
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le 10/12/2008
à 17:14
Par laurentce n'est bien sur pas la porte ouverte à la negation de la dignite humaine. c'etait juste pour montrer que le debat existe...
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le 10/12/2008
à 18:12
Par coelacanthe38l'auteur n'a pas parlé d'égalitarisme et a bien précisé qu'il s'agissait de principes "a minima"
nous ne sommes plus des barbares, laurent !
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le 11/12/2008
à 17:41
Par laurententendons nous bien, je n'est reagi que pour montrer l'ironie des droits de l'hommes qui sont aussi pretextes à des guerres (kosovo par ex)!
je n'ai pas de position tranché sur ce sujet et je respecte tout à fait la position de l'auteur.
Par contre je pense que nous n'avons jamais été aussi proche de la barbarie qu'aujourd'hui. Comprenez, ceux qui font l'histoire, pas les enfants irakiens...
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le 11/12/2008
à 18:25