
A Noël c'était les cadeaux...
Samedi 06 Décembre 2008 à 19:07
Je n'aime pas beaucoup les cadeaux, je n'ai jamais aimé.
Pas ceux que je fais, encore moins ceux qu'on me fait.
Le cadeau par essence est complétement désintéressé.
Mais, à notre époque d'opulence, il n'a la plupart du temps aucun sens,
et sa valeur marchande est presque inversement proportionnelle à sa valeur affective.
A Noël on navigue en plein délire, c'est carrément le truc démentiel,
une espèce de gabegie rituelle ou la satisfaction à un rite ridicule.
D'une façon générale, faire un cadeau pour moi, c'est soit essayer d'acheter la bienveillance de l'autre, en lui faisant un chantage affectif, soit remplir son devoir en obéissant à la tradition, comme chez les anciens quand ils faisaient des offrandes aux dieux.
Mais dans ce cas, on est encore dans le mercantilisme, puisqu'il il s'agit d'acheter la bienveillance de Dieu.
Il y a quelque chose de vicieux dans l’acte d’offrir un cadeau. Le but avoué, bien sûr, est de faire plaisir.
Mais ce n’est pas tout, il faut trouver the bidule/machin/truc qui va épater le destinataire et, si possible, impressionner la galerie, les autres convives.
Et du coup, c'est notre propre orgueil que nous flattons en offrant un cadeau.
Regardez, aujourd'hui c'est le télécon, beaucoup d'audience !
Alors, il y a des entreprises qui participent en offrant un chèque pour une noble cause…
Bien entendu, vous vous en doutez, ce geste est totalement désintéressé.
Moi, j'aimerais bien alors qu'elles ne donnent pas leur nom.
Heureusement, dans quelques cas, le cadeau reste un acte désintéressé, par exemple quand tu donnes à un inconnu,
à moins que ce ne soit pour te donner bonne conscience, ou bien quand tu sens que l'autre en a vraiment besoin.
Oui bon, d'accord, il y a les mômes et leur candeur, c'est vrai mais c'est pas parce que c'est Noël qu'on est obligés de les pourrir.
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à 10:08