
Un job en or
Lundi 01 Décembre 2008 à 19:33
La rumeur enflait depuis des semaines, elle est désormais confirmée : Hillary Clinton, l’ancienne First Lady, a été nommée secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères par le président élu Barack Obama, un poste dont elle prendra les fonctions le 20 janvier, en même temps que le futur patron de la Maison Blanche. Elle succèdera donc à Condolleza Rice.
Mieux qu’un lot de consolation, c’est un véritable job en or pour l’ancienne candidate aux primaires démocrates, résultat de son ralliement tout aussi sincère que forcé à celui qui va succéder à George Walker Bush dans un plus d’un mois et demi. En effet, en devenant chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton redore un peu son ego, un ego quelque peu contrarié par sa défaite face à Barack Obama. Une certaine manière de dire que son soutien – déterminant – à ce dernier durant la campagne ne s’est pas faite sans compensation.
En vérité, il va sans dire que l’épouse de l’ancien président Bill Clinton (1992 – 2000) n’allait pas se contenter d’un retrait pur et simple de la scène nationale suite à sa contre-performance lors des primaires et à son soutien à Barack Obama. Dès lors, il fallait qu’elle pèse de tout son poids dans la future administration américaine, ce qui supposait l’obtention d’un poste stratégique et hautement prestigieux. Aussi, on pourrait dire que la nomination d’Hillary Clinton à la tête de la diplomatie est plus un deal passé entre cette dernière et Obama, autrement dit un remerciement pour services rendus durant la campagne face au candidat républicain, le sénateur de l’Arizona, John Mc Cain.
Peu de temps après sa victoire historique et éclatante, Barack Obama avait souligné sa volonté de s’entourer d’une équipe expérimentée et professionnelle. Dès lors, il a fait appel à d’anciens membres de premier plan de l’administration Clinton, la dernière administration démocrate avant les huit années de Bush. Seulement, je m’interroge un peu sur le choix d’Hillary, une femme qui, rappelons-le, avait soutenu l’invasion de l’Iraq en 2003 et gommé son image de « liberal » (gauchiste, au sens américain du terme) avant de faire plus ou moins son mea-culpa, constatant le fiasco de l’intervention américaine. Et là voilà qui devra appliquer le programme d’un président élu notamment sur le retrait progressif des troupes du pays de feu Saddam Hussein !
Toujours est-il que malgré cette contradiction, il s’agit là d’un véritable job en or pour Hillary Clinton, car non seulement il est prestigieux, mais qui plus est, cela plus permet d’affermir sa position de présidentiable pour l’horizon 2016 (ou plus tôt qui sait !) tant que cette dernière n’a pas complètement renoncé à devenir la première femme présidente des Etats-Unis.
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Peut-être veut-il s'éviter ces critiques...
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