
Le regret et la liberté.
Samedi 01 Novembre 2008 à 01:28
Cet article me trotte dans la tête depuis plusieurs semaines déjà et, si les idées ne manquent pas, le temps, lui, manque. Quoi qu'il en soit, perdu dans mes pensées et dans un état quasi comateux peu après mon réveil, dans le car qui me mène au bahut (le chauffeur respectant les limitations de vitesse mieux que personne, j'ai le temps de réfléchir...), l'idée du regret m'est apparue. Enfin, le problème du regret plutôt. La difficulté de le définir.
En contemplant à travers la vitre branlante et bruyante du car, je me demandais "Qu'est-ce que le regret ?". Et ce, de suite après avoir remis en place mentalement les cours à apprendre pour la journée, cours dont les 5 leçons de Freud faisaient partie. Or, nous avions une fiche de lecture où nous devions retracer quelques thèses de Freud et, en creusant un peu sur Internet, j'ai trouvé que pour Freud, la liberté était la pleine satisfaction des pulsions de l'homme. L'homme ne serait donc libre qu'en satisfaisant toutes ses pulsions, y compris celles provenant du "Ca" (à savoir l'eros et le thanatos, respectivement les pulsions sexuelles et les pulsions de mort et de violence). Or, avec le peu de moyens culturels que j'ai, j'ai tenté de comprendre la place du regret dans la liberté de l'homme.
En effet, d'une part l'homme peut regretter une pulsion qu'il s'est efforcé de sublimer (assassinat d'une belle-mère par son gendre par exemple) et d'autre part cependant, regretter une pulsion assouvie (toujours le même assassinat mais en supposant que l'homme ait ensuite des remords dûs à l'abstinence sexuelle que lui imposera sa femme ensuite). Si l'homme, qu'il assouvisse ou non sa pulsion, la regrette, ça signifie qu'il ne peut être heureux dans la liberté. Donc, l'homme se doit d'être encadré et maintenu par des institutions pour être heureux et pseudo-libre ?
Quelle est l'origine du regret ? On regrette une chose lorsque l'on sait que l'on va subir ou que l'on a déjà subi les conséquences de ses actes. Mais on la regrette également lorsque l'on a trop anticipé les conséquences de ses éventuels actes et que l'on se rend compte qu'elles auraient pû être autres que celles imaginées.
L'existence du regret prouve la non-existence de la liberté humaine (selon Freud en tous cas).
Imaginez qu'un homme sublime toutes ses pulsions (viols, assassinats, vols, envie, jalousie, gourmandise, et tout ce que vous voulez...), supposons également qu'il ne se fasse arrêter par aucune force ou autorité publique, il serait libre mais le fait qu'il regrette ses actes (et il serait forcé tôt ou tard de les regretter) ne lui enleverait-il pas un peu de sa liberté ? Car ne cherche-t-on pas la liberté que pour vivre mieux (la liberté étant l'absence de contraintes) ? Or, l'homme est hanté par ses regrets, n'est donc pas totalement heureux (donc ne jouit pas d'un mieux-être), et donc, pas totalement libre.
Sans pousser les pulsions de l'homme aux extrêmes et sans les généraliser à celles du "Ca", on pourrait imaginer un homme qui refuse une super promotion qui l'aménerait à être muté car cela ne convient pas à sa femme enceinte. Cet homme n'est pas libre ni heureux et cela s'exprime à travers le regret personnel qu'il éprouvera après avoir refusé cette envieuse proposition.
Pourtant, s'il avait accepté cette proposition, il n'aurait pas été plus heureux ni plus libre pour autant car il aurait été forcé à quitter sa femme et son enfant par exemple, ou bien supporter une longue boude de sa femme ou bien même de partir avec une femme heureuse et amoureuse mais de quitter ses proches. Comme le dit la DDHC dans l'article 1 : "La liberté est ce qui consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui".
Sarte dit également que "l'enfer c'est les autres". Disait-il que l'on est condamné en vivant avec autrui ? Souvent, l'on regrette une chose à cause des autres, car d'autres personnes jugent cela mal ou immoral. Ce sont des faits extérieurs et non ma propre conscience qui font regretter une pulsion assouvie. Vous me direz que l'on peut parfois se reprocher des choses à soi-même sans tenir compte des autres. On peut regretter quelque chose sans que personne d'autre ne vienne vous dire que c'est immoral, ou mal. C'est vrai, mais c'est simplement que sa propre conscience et sa propre réflexion est basée sur des élements extérieurs à soi (Cf Surmoi Freudien).
Après cette longue absence, je suis revenu faire un article qui n'est pas bien organisé, qui est sans doute un peu complexe car mes phrases perdent leur sens au fur et à mesure de leur rédaction. Le regrettez-vous ? De toute façon, vous êtes soumis à la complexité de cet article en le lisant. Vous n'êtes pas libres, tout simplement. J'en ferai un autre prochainement (peut-être) sur un autre sujet, beaucoup plus facile à expliquer et à comprendre. Sur ce, j'espère que vous me ferez part de vos impressions.
P.S. : Je ne rédigerai plus les articles en italien que sur le blog du lycée de Rieti, traductions étant inutiles sur ce blog.
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Mais ce que tu écris m'oblige à penser que comme tout adolescent, tu es mal dans ta peau et tu te pose beaucoup de questions (mais c'est bien normal).
Premièrement, tu n'es pas le centre du monde! ca peu paraitre décalé de dire ca mais il est évident que tu raisonne à partir de tes sentiments, ce qui est une (source d') erreur.
Deuxièmement, et ca n'engage que moi mais Freud est un idiot qui résume l'être humain à un sexe doté d'un estomac...
Enfin, je te conseil très fortement la lecture de l'œuvre de René Guenon. C’est assez difficile à lire, pas du tout académique (inutile de le citer en philo, préfère lui rousseau, tout le monde connais cet idiot) mais qui je suis sur te passionnera.
Bonne continuation en tout cas
à 09:56