
Une crise salutaire
Vendredi 24 Octobre 2008 à 19:06
On peut raisonnablement espérer qu’Obama va être élu dans moins de quinze jours.
Il ne va pas transformer le monde d’un coup de baguette magique mais son élection devrait inverser la tendance négative et insuffler un élan positif .
Déjà, le ressentiment à l’égard de l’Amérique sera moins fort et les agissements des USA paraîtront moins illégitimes.
En Europe aussi, les gouvernements seront mieux perçus aussi quand ils se rallieront à leurs amis d’outre atlantique.
L’élection d’Obama serait un symbole fort et montrerait au monde entier que les américains sont capables d’élire un président ni blanc , ni ultralibéral.
Les USA , et le monde occidental, paient en ce moment , et ce n’est pas fini, les excès d’une politique entièrement vouée à l’enrichissement d’une partie de leurs concitoyens au détriment des autres et encore plus des habitants des pays du tiers-monde.
Quand les USA partent en guerre en Irak ou ailleurs, ils sont soupçonnés de ne voir que leurs intérêts, économiques ou géopolitiques, et, même s’ils sont guidés aussi par des soucis humanitaires, cela n’est pas ressenti par la plupart des « terriens ».
Donc, l’élection d’Obama et la crise économique qui aura permis cette élection, devraient infléchir le cours des événements.
Il faut espérer, c’est triste à dire, que la crise ne s’arrête pas demain, pour que tout le monde ou presque (il restera toujours des irréductibles , à droite, à gauche ou ailleurs) prenne conscience que rien ne sera plus jamais comme avant, et qu’il faut changer de cap, concernant l’individualisme excessif, encouragé par la doctrine néo-libérale.
Non, tout le monde ne peut pas s’enrichir comme par magie !
Non, le libre-échange ne peut régler les problèmes sociaux.
Oui, le capitalisme est un mal nécessaire et on ne peut pas se passer de lui car on n’a pas (plus) d’alternative depuis qu’on a essayé en vain le communisme.
Oui, il faut que le capitalisme soit bridé et étroitement surveillé.
La crise a commencé de réveiller nos consciences mais nous avons encore du boulot et il faudra beaucoup de temps avant que ces prises de conscience ne soient relayées par des actes.
Si la crise s’arrêtait demain, il est presque sûr que les choses redeviendraient comme avant, jusqu’à la prochaine crise , plus grave .
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