
Discours de Toulon: Sarkozy a dit ce qu'il fallait
Vendredi 26 Septembre 2008 à 09:52
Je voulais saluer, sinon l’intelligence, du moins la sagesse du discours du Président de la République hier à Toulon.
Je crois que Nicolas Sarkozy a bien fait de parler de crise. Il a bien fait de dire tout haut que la crise est loin d’être finie et que la France, avec son économie mondialisée est tout sauf isolée. Clairement, il n’a pas eu la langue de bois du style, le nuage de Tchernobyl s’arrêtera à la frontière franco-suisse (Avril 1986 souvenez-vous), pas d’inquiétude.
Bien sur vous me direz qu’on en attendait pas moins. Mais il l’a fait. C’est bien.
Ensuite que peut-il faire là maintenant ? Rien probablement. Mais en tant que chef de l’Etat il se doit de tout mettre en œuvre pour que la crise soit la moins intense possible. Il doit donc éviter l’effet « boule de neige » qui consisterait à paniquer, et à ne plus vivre. L’économie ne s’en remettrait pas, cette fois.
On a beau critiquer les américains, et Dieu sait qu’il y en a à dire sur leur vision bornée et les 8 années de gestion catastrophiques de W. Bush.
Pour autant, ils sont en train, en ravalent leur fierté, ce qui ne leur fait pas de mal, vous en conviendrez avec moi, d’agir et d’agir vite. Si le congrès vote cet apport de 700 millions de dollars pour voler à la rescousse de Wall Street, ils auront fait quelque chose d’impressionnant en très peu de temps.
J’avoue admirer une certaine efficacité même si je déplore bien sur, qu’il faille en arriver là pour qu’ils retrouvent un peu de bon sens.
Mais le sujet n’est pas là. Sarkozy a su hier, comme je le disais, parler sagement aux français. Notre économie est mondialisée certes, mais nous devons continuer à croire et à vivre pour faire tourner cette grande machine.
Attention, je ne suis pas en train d’écrire que si tout repart dans le bon sens et que la crise nous épargne en partie, on ne doit rien changer ni remettre en question. Ni dans le même temps de dédouaner Sarkozy de ses responsabilités (Ministre des finances en 2004 etc.).
Je veux simplement reconnaître qu’hier, il a bien agit et son discours était cohérent.
En poussant à la poursuite des réformes, il pousse le pays à ne pas se figer. Ce qui à mon sens serait la pire des erreurs. Il a notamment confirmé l'extension du bonus-malus écologique, la réduction du nombre de fonctionnaires et annoncé une réforme des collectivités territoriales. Surtout, le chef de l'Etat a réaffirmé que l'Etat "garantirait la sécurité et la continuité du système bancaire français".
Il faut savoir, dans des temps difficiles faire cause commune. Cette crise financière n’est pas le seul fruit des grands banquiers et des grands chefs d’entreprises. Cette crise est le fruit de nous tous, de nos excès, et de nos choix politiques.
Bien sûr que Sarkozy est plus responsable que Besancenot mais il s’agit là de dépasser tout ça pour surmonter une crise qui pourrait avoir de graves conséquences en France et en Occident mais qui en aurait de bien pire, dans les pays du tiers monde, qui n’ont rien demandé. Une fois de plus.
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à 10:08