
La révolution verte passe par un changement de nos mentalités
Dimanche 21 Septembre 2008 à 10:55
Nos démocraties sont sûrement trop lentes, trop éprises de liberté et trop myopes pour adopter les mesures nécessaires afin de sauver la planète. Surtout, elles encouragent par nature l’individualisme , qui leur confère leur légitimité.
Mais les solutions autoritaires vertes impliqueraient qu’une dictature, donc une tyrannie, pourrait être bienveillante.
En effet, seule une centralisation du pouvoir à l’échelle de la planète semble en mesure de s’attaquer à une crise de cette ampleur, sans le consentement préalable des peuples, base de la démocratie.
Cette organisation ne pourrait évidemment qu’être communiste puisqu’il faut absolument prendre des mesures collectives contraires aux intérêts égoistes des individus.
Ceci est valable pour l’écologie au sens restreint (pollution, climat, etc…) mais aussi au sens large (droit au logement, à la nourriture pour tous etc…)
Il faut noter aussi que les systèmes communistes, au-delà de leurs dérives totalitaires, ont été particulièrement dévastateurs pour l’environnement ; même s'il est vrai qu’à cette époque, on ne savait pas encore que les progrès technologiques et scientifiques ne pouvaient se faire sans surveillance de notre environnement.
Au départ, une dictature verte serait salutaire et animée de bonnes intentions mais inévitablement elle dériverait à son tour car, que le régime soit démocratique ou autoritaire, l’âme humaine de ses sujets reste la même.
Les êtres humains sont biaisés par leurs intérêts personnels et leurs pulsions. Malgré tout, nous sommes aussi capables de réflexion et la solidarité et l'empathie font aussi parties de notre nature, mais nous sommes perpétuellement en conflit entre nos intérêts.
La démocratie, ce n'est pas une panacée ou un remède à nos problèmes humains. La démocratie est un moyen de vivre mieux, elle ne dicte pas comme par magie nos principes et nos valeurs.
En bref, il faut une révolution verte, qui passe dans les changements de mentalités.
Malheureusement, comme j'ai essayé de le démontrer, ni la démocratie, ni la dictature ne sont en mesure de la faire.
Le problème n'est donc pas notre structure politique, le problème c'est nous.
A nous de changer donc !!!
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