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tom75
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tom75
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Logan

Dimanche 16 Mars 2008 à 12:16


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C’est l’histoire d’une bonne idée qui a tout chamboulé. Cette idée excellente fut de créer une voiture à bas prix. Pour cela il a fallu la concevoir sans fioritures ni création de pièces dédiées. Bien sûr il a fallu également la fabriquer en dehors d’Europe. Ceci étant fait et pour respecter la consigne, aucun marketing ou presque. Le bouche à oreille seulement. Entre nous c’est sans doute le meilleur marketing qui soit mais bref, le sujet n’est pas là. (N’allons pas surtout remettre en cause les énormes budgets des agences de communication à travers le monde).

En 2005 apparaît donc la Dacia Logan. Dacia étant une marque appartenant au géant français de l’automobile, Renault. Depuis c’est la folie. Cette voiture connaît un succès sans précédent. Que ce soit en France ou dans les pays émergeants, son réel cœur de cible au départ, elle cartonne, il n’y a pas d’autre mot. A tel point qu’elle remet en question beaucoup de choses : «Il n’y aura pas de "loganisation" de Renault», a assuré dernièrement Carlos Ghosn, à l’annonce des résultats du groupe qu’il dirige. Pourtant la Logan a bel et bien été le principal moteur du chiffre d’affaires 2007, en hausse de 1,8 % à 40 milliards d’euros.
Insaisissable, la Logan se transforme en phénomène encombrant pour le groupe si elle en vient à cannibaliser ses consœurs plus « chic ». Les ventes de la Mégane étaient à la peine en 2007 (- 20 %), comme celle de la Clio (- 15 %). Renault, qui admet être «très attentif» sur ce sujet, ne constate à ce stade aucune « cannibalisation». Il n’en reste pas moins vrai que beaucoup de gens se disent heureux de cette nouvelle façon de voir l’automobile, rejetant du même coup les voitures classiques proposées habituellement.

La position de Renault est donc pour le moins compliquée. D’un côté un produit qui marche du tonnerre. De l’autre le risque de faire apparaître les autres produits comme obsolètes. De plus, comme toute bonne idée, elle fait des petits. General Motors s’est déjà déclaré intéressé, via sa filiale Opel. «La Citycar d’Opel, à environ 8 000 euros, est un véhicule de la décennie à venir», a estimé son patron, Hans Demant. Le conglomérat indien Tata envisage, lui, de commercialiser en Europe, d’ici quatre ans, une version de sa fameuse Nano, voiture la moins chère du monde (1 700 euros). Et Renault ne compte pas se laisser doubler sur son créneau, le constructeur français prépare en effet un véhicule à 2 500 dollars fabriqués en Inde. «La voiture pour tous, c’est la prochaine frontière de l’industrie automobile», a déclaré Carlos Ghosn, qui a assuré qu’elle serait limitée aux marchés émergents. Mais les chiffres peuvent rapidement faire changer d’avis n’est-ce pas ?

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