
Le Bien et le Mal. Danger du 21ème siècle
Jeudi 04 Septembre 2008 à 13:14
Et bien voilà. Tout le monde a le même ennemi et le même but. Par ennemi comprenez les « terroristes » et par but comprenez la consommation.
Pour preuve, Nicolas Sarkozy était à Damas hier où il rencontrait pour la deuxième fois en deux mois (14 juillet à Paris déjà) le président syrien Bachar El Assad. Conjointement ou presque, Condoleezza Rice se rendra à Tripoli, le 5 septembre. Par un « hasard » du calendrier, la Syrie et la Libye, ces deux « parias de l'Occident », se voient donc réintégrés au même moment dans la grande et belle communauté internationale.
Dans l'ère qui s'est ouverte le 11 septembre 2001, il y a deux camps possibles et pas de dispersion. Ou vous faites partie du « bien » ou vous faites partie du « mal ». Attention, pour faire partie du bien vous n’avez pas à montrer patte blanche. Pas d’inquiétude de ce côté-là. La preuve cette crapule de Kadhafi reçoit les honneurs de l’Elysée en échange de grosses commandes d’armes et de l’arrêt des recherches nucléaires libyennes. Pas compliqué, si ?
Il faut dire qu’il est difficile pour un régime de vouloir se la jouer solo. Regardez où en est l’Iran…
Que je sois bien compris. Je ne suis pas en train de critiquer le fait que l’on se remette à parler avec tel ou tel pays. Je ne suis pas non plus en train de louer le régime iranien qui résiste à l’envahisseur certes, mais avec quelques sombres dessins (menace contre Israël).
Ce que je veux critiquer c’est cette simplification des relations mondiales que je juge dangereuse. Des hommes comme Sarkozy, qui pensent pouvoir changer le monde en cinq ans jubilent bien sûr. Mais la politique se fait à long terme. Cette histoire de camp du bien et de camp du mal finira mal justement.
On ne peut pas attaquer l’Irak sous prétexte que son régime est dictatorial et dangereux et faire du baise main avec le président syrien. On est en train d’entrer dans une logique que nous ne pourrons bientôt plus maitriser.
Pour illustrer mes propos, prenons l’exemple de cet été, que peut-on dire aux Russes quand ils attaquent la Géorgie ou pire, la Tchétchénie ? Rien, ils évoquent le danger terroriste.
Que peut-on dire aux Chinois pour le Tibet ? Rien, idem.
A force de vouloir tout simplifier (le bien et le mal), nous mettons notre futur en grand danger.
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Je ne suis pas certaine que le 21 ème siècle sera pire que les autres à ce niveau là
à 10:38