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isidore
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Il sera bientôt trop tard

Mardi 26 Août 2008 à 13:51


Pub Kydiz


Selon une étude menée en Grande-Bretagne, nous disposerions de 100 mois pour éviter le cataclysme planétaire que la dangereuse combinaison liée aux changements climatiques, à la demande énergétique et aux finances fait planer sur nous. On aurait alors atteint un point de non-retour. Et si je comprends bien, les dommages causés à notre planète seraient irréversibles. Cent mois... un peu plus de huit ans.

L'un des auteurs de l'étude, Andrew Simms, a expliqué que l'état de l'environnement, les prix des denrées alimentaires et le prix des carburants vont mener la planète dans une crise plus grave que celle de 1930. Il annonce que les conditions sont réunies «pour créer la tempête parfaite», ce qui pourrait entraîner des conséquences dévastatrices.


Ca me paraît un peu stupide de quantifier le poit de non-retour de manière aussi précise mais il faut bien accrocher le public et quoiqu’il en soit, on aurait intérêt à se bouger dès maintenant plutôt que, comme votre serviteur, de se réfugier dans un égocentrisme irresponsable ou, comme la plupart des dirigeants, dans un silence tout aussi irresponsable

D’accord, cette analyse est pessimiste et je sais qu'il y a dans notre société des gens qui ont choisi l'approche optimiste et qui réagissent à ces avertissements en se disant que l'homme est un animal adaptable, qu'il a toujours su inventer les solutions dont il avait besoin et qu'il trouvera les réponses auX défis environnementaux que nous vivons.

Comme cet ancien ministre de l'Éducation , dans le gouvernement de Lionel Jospin, Claude Allègre, un scientifique, qui a écrit un livre dans lequel il défend la thèse selon laquelle les défenseurs de l'environnement sont des alarmistes qui nuisent à l'avancement de la science et qui font peur au monde pour rien. Néanmoins, partout à travers le monde, des savants ont tiré la sonnette d'alarme. La liste de ceux qui ont pris position ne cesse de s'allonger et, jusqu'à maintenant, ce que nous vivons sur le terrain tendrait à leur donner raison.

Pendant combien de temps encore allons-nous jouer avec le feu? Parce que c'est ce que nous faisons. Inconscients ou insouciants, nous danserons tels des cigales jusqu'à l'heure fatidique en nous disant que, tant que ça arrive ailleurs et aux autres, cela ne nous concerne pas.


Alors qu’il faudrait sûrement, tels des fourmis, que nous nous mettions au travail sérieusement ; en effet, impossible pour ceux qui ont de petits enfants autour d'eux de ne pas penser à l'état de cette planète que nous leur laissons. Est-il encore temps de changer la donne? Huit ans, c'est bien court. et même 42 ans, c’est très court (je fais référence à la date donnée en objectif par les grands de ce monde pour que les choses aient bougé ; de toute façon, ils ont utilisé cette date comme des calendes grecques pour ne rien faire ou presque)

Dans huit ans, on devrait savoir si ces spécialistes avaient tort ou raison. Il est évident que, si on choisit d'agir, nos vies seront bouleversées, notre façon de vivre, transformée, notre petit égoïsme, secoué, nos habitudes, désorganisées, mais ça en vaut peut-être la peine. Cent mois, c'est aussi 3000 jours...

Qu'adviendra-t-il de nous? C'est à nous d'en décider...

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