
L’éternel problème des clandestins.
Jeudi 10 Juillet 2008 à 09:58
Très loin des réunions du G8 et autres groupes de dirigeants
planétaires, quatorze migrants originaires d'Afrique sub-saharienne, dont neuf
jeunes enfants, sont morts à bord d'un bateau qui les transportait vers le sud
de l'Espagne. Une patrouille de la police maritime a intercepté le bateau pendant la nuit au large de la province d'Almeria (sud) avec 35 survivants à bord, dont trois femmes enceintes.
Ce genre d’événements arrive tous les jours dans le monde. Que ce soit la noyade quand on passe par la mer, le manque d’air quand on est entassé à 50 dans un camion ou le froid lorsque l’on se cache dans le train d’atterrissage d’un avion, chaque tentative de passer à « l’ouest » est un pari plus que risqué.
Au total, 921 immigrants illégaux sont morts en 2007 en essayant d'atteindre les côtes espagnoles. Je ne connais pas les chiffres au niveau mondial mais nul ne doute qu’ils sont « atroces ».
Souvent la question des sans papiers, des clandestins revient sur la table chez moi. Personne n’est jamais d’accord. D’un côté certains disent qu’ils sont outrés du comportement français et notamment de celui de Sarkozy-Hortefeux et d’autres défendent la politique ferme de la France, rappelant qu’il n’y a malheureusement pas d’autres alternatives. Il est vrai que si l’on se penche sur le problème, on ne trouve pas de solution.
Régulariser tout le monde ici et fermer les frontières définitivement ? Impossible. Ca couterait trop cher de vouloir être 100% hermétique. Et on ne peut pas instaurer un jeu du type, si vous arrivez à rentrer vous êtes français… Trop de gens risquent leur vie chaque jour, ce n’est pas un calcul froid qu’il y a à faire.
Ne régulariser personne et renvoyer tout le monde dans des pays où l’avenir de ces gens est plus que compromis. Dans des pays que certains ne connaissent même plus… Ca ne nous semble pas humain…
D’ailleurs, en parlant d’humanité, je trouve la gauche française bien discrète sur la question. On critique volontiers Darcos, Bertrand et Dati mais on n’entend rien sur Hortefeux, exception faite aux paroles des chansons de Rap souvent très démago…
Je n’ai pas la solution. Enfin si, on aide ces gens à ne plus avoir envie de quitter leur pays en aidant ces mêmes pays à se développer vraiment. Quand je constate que l’Afrique est endettée, je ne peux être que navrée. Avec tout le mal qu’on a fait là bas, je crois sincèrement qu’ils ne doivent plus rien depuis longtemps.
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