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Hubert
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Hubert
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La fin de l'industrie automobile

Mercredi 09 Juillet 2008 à 12:31


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General Motors (GM), le premier constructeur automobile américain, n’en finit plus de crouler sous les mauvaises nouvelles. Le géant de Detroit, qui fêtera ses 100 ans continue de voir vu ses ventes dégringoler. GM pourrait avoir à annoncer de nouveaux licenciements et surtout devoir se résoudre à se débarrasser de certaines de ses marques historiques. La banque américaine Merrill Lynch estimait, la semaine dernière, qu’une recapitalisation de 15 milliards de dollars (9,5 milliards d’euros) est nécessaire et évoquait l’hypothèse d’une «possible faillite», aussitôt démentie par les responsables du groupe.

Les erreurs de GM ? Ils ont sous estimé le marché « écolo ». Dans le pays des 4x4 et des pickups GM n’a pas senti le vent tourné et à continuer à placer ses efforts sur des voitures ou plutôt des tanks, toutes plus grosses et lourdes les unes que les autres. Pourtant les américains eux-mêmes sont maintenant attirés par des automobiles moins gourmandes en essence. L’augmentation de plus de 60 % du prix des carburants aux Etats-Unis depuis l’été dernier n’a bien sur pas inversé la tendance.

Alors qu’en France tout le monde critique Renault et la sortie de son SUV Koleos, sachez que GM produit douze modèles de SUV, pour seulement quatre modèles de voitures légères. Ses lignes de montage ne permettent en outre pas un transfert rapide de production d’un type de modèle à un autre.

Le problème c’est que dans l’automobile, l’inertie est importante. On ne prend pas un virage à 90° comme ça. Les modèles se pensent et se conçoivent longtemps à l’avance. L’adaptation à la nouvelle demande des consommateurs va donc prendre du temps. Face aux pertes accumulées (39 milliards de dollars en 2007), plusieurs analystes estiment qu’une levée d’argent frais est indispensable pour consolider le bilan de l’entreprise.

La semaine dernière, l’action du groupe a plongé à son niveau le plus bas depuis 1954, à 9,92 dollars. Depuis 1999, le titre a perdu 90 % de sa valeur. Si GM demeure de justesse le premier revendeur aux Etats-Unis devant Toyota, ses parts de marché sont passées de 30 % au milieu des années 1990 à 23,5 % en 2007.

Le premier a tombé est donc le champion des années 90. Les autres suivront…

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