
Haïti, le paradis perdu
Mercredi 02 Juillet 2008 à 08:04
C’est un coin de paradis avec tout autant de voyelles dans
le nom d’ailleurs. Haïti.
Sauf que du paradis, il ne reste que la nature. Car sur le
plan humain, ça ressemble de plus en plus à l’enfer. L’île souffre de milles
maux, l’île n’est épargnée par rien. L'insécurité demeure effroyable. Depuis
dix-huit mois, la police haïtienne et les casques bleus de la mission des
Nations Unis ont certes démantelé les principaux gangs qui contrôlaient les
grands bidonvilles de Cité-Soleil, de Bel Air et de Martissant. Mais les
enlèvements, accompagnés de viols, de tortures et d'assassinats d'enfants se
sont multipliés depuis le début de l'année, entretenant un climat de peur qui
fait fuir les jeunes diplômés et éloigne les investisseurs.
Les relations déplorables entre la justice et la police, qui
s'accusent publiquement d'être responsables de l'insécurité, entravent la lutte
contre la criminalité. Vivre en Haïti, est devenu survivre plus que jamais.
Les matières premières se font rares, crise économique
internationale oblige. Pour manger ça devient très difficile. Les gens crèvent
de faim. Et pourtant les plages sont belles. Et pourtant l’eau est chaude. Et
pourtant sous certains aspects, il y’a toujours un air de paradis. Lointain,
très lointain. Sous l’eau sans doute…
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