
L'étudiant en droit le plus célèbre de France
Jeudi 26 Juin 2008 à 09:06
Il est étudiant en droit à la Sorbonne et conseiller général UMP des Hauts-de-Seine. Il est aussi et surtout le fils de Nicolas Sarkozy, l’actuel Président de la République.
Jean Sarkozy, 21 ans était hier sur le banc des prévenus où il devait s'expliquer sur un « banal » accident de la route survenu en octobre 2005 place de la Concorde à Paris.
En fait c’est un peu plus qu’un banal accident de la route, Jean Sarkozy est poursuivi pour délit de fuite, défaut de maîtrise de son véhicule, non-respect des distances de sécurité et dégradation légère d'un bien appartenant à autrui. Un témoin, le passager du véhicule, avait relevé le numéro d’immatriculation du scooter, qui s’est avéré être celui du fils du Président. Le conseiller général a toujours contesté son implication dans cet accident.
Lors d'une première audience, le 4 décembre, les magistrats avaient ordonné une nouvelle expertise. La première, faite à la demande de la défense, était favorable à Jean Sarkozy. La seconde l’est tout autant. Selon les experts, il n’est pas possible que le scooter ait pu abîmer l’arrière gauche de la BMW, tel que l’affirme le conducteur.
La défense s’est essentiellement tenue cet après-midi à démonter l’expertise du deuxième expert, faisant une demande en nullité. Les avocats du plaignant dénoncent l’absence d’expertise contradictoire et le non-respect du délai pour rendre l’expertise.
Etrange affaire… Si ce n’était pas le fils de, probablement qu’il aurait été innocenté tout de suite, ou alors peut-être que l’expertise aurait été faite de manière plus minutieuse…
A la barre, le fils cadet du chef de l’Etat s’explique. «Je n’ai à aucun moment été impliqué dans cette accident de la circulation, assure-t-il. J’étais en classe prépa à l’époque, au lycée Turgo. J’étais vraisemblablement en train de suivre mes cours». Seul problème: le passager de la voiture a relevé une plaque, qui est la sienne. «Je ne l’explique pas. J’estime que relever mon numéro de plaque d’immatriculation ne fait pas de moi le responsable de l’accident. Je m’interroge», explique Jean Sarkozy, qui ajoute ne pas avoir pour habitude de prêter son scooter.
La justice tranchera.
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