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loozny
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Travailler dans l’humanitaire: pas si facile

Lundi 23 Juin 2008 à 07:53


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Postuler dans l’humanitaire est devenu aussi ardu que pour un poste en entreprise. Le secteur s’est professionnalisé et même si la motivation constitue le premier critère, elle ne suffit plus. Désormais, le profil idéal se recrute à Bac 4 ou 5, possède deux ans d’expérience et maîtrise l’anglais ou l’espagnol. Une première expérience comme bénévole est appréciée. Médecins, infirmiers, nutritionnistes, techniciens, coordinateurs sont sollicités dans l’humanitaire d’urgence, tandis que des profils plus divers sont recherchés dans le développement : enseignants, développeurs, architectes et même musiciens ou journalistes.

En revanche, même si les critères se durcissent, le taux de postulants ne faiblit pas.
En 2006, l’association Médecins du Monde recevait 10 000 demandes pour 400 postes. Pourtant l’indemnité perçue par le volontaire pour couvrir les frais de séjour, n’est pas très élevée : elle varie de 750 à 900 euros en plus d’un défraiement de 300 à 600 euros et d’une couverture social. Peu sont salariés mais la situation évolue, car certaines ONG souhaitent fidéliser leurs meilleurs « éléments ». les missions durent de trois à deux ans.

La quête de sens est le motif le plus invoqué par les candidats.Mais aussi l’envie de rencontres, ou d’acquérir une expérience professionnelle. « Les relations y sont plus intenses, se souvient Charlotte, infirmière pendant un an à Djibouti. Tout est poussé à l’extrême, dans les bons comme dans les mauvais moments.»

Les ONG ramènent sur terre ceux qui veulent sauver le monde.
« L’erreur est de croire que l’on va changer les choses, confie Magali, psychologue, partie travailler dans une prison bolivienne à 23 ans. On pense avoir la bonne méthode mais on s’aperçoit que les gens ont leurs codes, leur culture ». Inutile de vouloir fuir ainsi ses problèmes « ça ne va pas mieux à l’autre bout du monde, assure Claire Chambon, coordinatrice du Clong-Volontariat, avant de conclure : mieux vaut être assez honnête pour savoir pourquoi on veut s’engager. » partir en mission humanitaire n’est pas une décision qui se prend à la légère.

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