
Qu'est-ce que la phytoremédiation ?
Dimanche 22 Juin 2008 à 18:21
La phytoremédiation n'est pas un concept nouveau puisqu'il y a 300 ans les hommes utilisaient déjà les capacités épuratoires des plantes pour le traitement de l'eau. C'est depuis les années 1970 que cette pratique a trouvé un regain d'intérêts notamment pour le traitement des pesticides et des métaux.
La phytoremédiation est un ensemble de technologies utilisant les plantes pour réduire, dégrader ou immobiliser des composés organiques (naturels ou de synthèses) polluants du sol, de l’eau ou de l'air provenant d'activités humaines. Cette technique permet également de traiter des pollutions inorganiques (éléments traces métalliques (ETM), radionucléides).
Sol : Cette technique est utilisée pour décontaminer biologiquement les sols pollués par des métaux et métalloïdes, pesticides, solvants, explosifs, pétrole brut et ses dérivés, radionucléides et contaminants divers.
Eaux usées et effluents liquides : La phytoremédiation sert également la décontamination d'eaux chargées en matière organique ou en contaminants divers (métaux, hydrocarbures, pesticides). On considère alors les traitements sur sol en place (l'effluent est épandu) ou directement en milieu humide.
Air : Il peut s'agir aussi de dépolluer l'air intérieur ou de recycler l'eau grâce aux plantes. Cet axe de recherche se développe de manière importante depuis quelques années.
Le principe de décontamination consiste brièvement à que les plantes vont soit absorber le contaminant pour le métaboliser ou le stocker, soit réduire voire empêcher la libération du contaminant dans d'autres compartiments de l'environnement (phytostabilisation). Le plus souvent, les composés organiques peuvent être dégradés et métabolisés pour la croissance de la plante. Le composé polluant est alors éliminé. Lorsqu'il s'agit de composés inorganiques (métaux, métalloïdes ou radionucléides), il ne peut y avoir que phytostabilisation ou phytoextraction car ces types de polluants ne sont pas biodégradables.
En conclusion je trouve que la phytoremédiation est encore méconnue, mais permettrait de rendre des eaux potables, de dépolluer un air chargé en ammoniac ou de transformer des boues d'épuration en compost rien qu'en faisant pousser des plantes. À la fois écologique, économique, et esthétique, la phytoremédiation a déjà plusieurs réalisations de taille à son actif, et le potentiel pour devenir une solution incontournable. Remplacer les stations d'épuration, peu esthétiques et souvent malodorantes, par des jardins, agréables et fleuris…
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