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isidore
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Tu es asexuel ? Tiens, moi aussi !

Samedi 21 Juin 2008 à 18:01


Pub Kydiz

On connaissait les transsexuels, les homosexuels, les bisexuels, et bien sûr les gens soi-disant normaux, les hétéros (on pourrait d'ailleurs ergoter sur la normalité de ces derniers, le refoulement de leurs pulsions mais bon ! Je passe sur les variations infinies (sado-masos,muliti-partenariat, partouzes, échangisme, scatos, ceux qui se pissent dessus etc...)
J'oublie les perversions, les pédophiles, les zoophiles,ceux qui aiment les cadavres ou je ne sais trop quoi encore

Alors, il y a aussi des déclinaisons à l'intérieur de ces catégories déjà arbitraires : les hypersexuels, donc ceux qui sont très branchés "Q" et ....les asexuels qui ne le sont pas du tout

Les asexuels n'ont pas ou très peu de libido et certains éprouvent le besoin de le revendiquer afin de n'être plus isolés et de sentir mieux face à la pression des idées reçues
Aux Etats-Unis, ils ont créé un mouvement : AVEN (Asexual Visibility and Education Network)

La norme sociale voudrait que sexualité développée = bonheur. Elle considère donc l’asexualité comme contre nature et malheureuse. La science est (heureusement) plus nuancée et partagée. La question centrale : l’asexualité est-elle une identité innée ou le résultat d’un parcours personnel ? Sûrement quelquechose entre les deux à mon avis
Des études récentes ont tenté de montrer que chez les animaux, une part plus ou moins importante des individus n’avait aucun attrait pour la chose sexuelle. Ces études tendraient à justifier indirectement la revendication identitaire des asexuels : "c’est ma nature".
D’autres scientifiques, notamment psychologues ,mettent en avant le rôle environnemental. D’une part, la société saturée de sexualité qui agirait comme un désensibilisant.
C'est sûr que les pauvres doivent être de plus en plus nombreux avec la tyrannie normative qu'exerce sur eux la société bien-pensante actuelle, presse féminine en tête
D’autre part, le parcours affectif personnel serait un facteur déterminant. On retrouverait chez les asexuels des solitaires (souffrant de carences affectives) et des cérébraux/fusionnels, qui aiment fraternellement. Le débat est donc loin d’être tranché

En tout cas ces gens-là ne sont pas dangereux a priori, à moins que certains n'utilisent cette astuce pour mettre en confiance:
"T'inquiète ma poule, je peux dormir avec toi, je suis asexuel ! " Et hop le tour est joué !

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