
Genestar (ex-Pairs Match) tient Sarkozy responsable de son triste sort
Vendredi 13 Juin 2008 à 11:00
Alors que PPDA et son éviction de TF1 font parler tout le
petit monde médiatique, l'ancien directeur de la rédaction de l'hebdomadaire français
Paris-Match limogé quelques mois après avoir publié une photo de l'ex-épouse de
Nicolas Sarkozy accompagnée d'un homme d'affaires connu, revient dans un livre
sur son licenciement, en accusant l'actuel président.
Il relance de ce fait, les rumeurs comme quoi Nicoals
Sarkozy contrôlerait les médias hexagonaux.
Alain Genestar avait été licencié en juin 2006, la direction du groupe Hachette
Filipacchi Médias invoquant alors une "déstabilisation de la
rédaction" due notamment à un "différend déontologique" entre M.
Genestar et le groupe. Mais la rédaction avait protesté de son côté contre une
"éviction", "à la suite de la couverture du 25 août 2005
montrant Cécilia Sarkozy et son compagnon". Cette photo aurait fortement
mécontenté le futur président, ami proche d'Arnaud Lagardère, propriétaire de
l'hebdomadaire.
"De ma vie, je n'ai eu un entretien téléphonique de ce genre. (...) Il ne
s'agissait pas d'une engueulade (...) mais d'une menace glaçante sur mon
avenir", se souvient Alain Genestar à propos de son appel téléphonique à
Nicolas Sarkozy pour le prévenir de la publication de ce numéro de Paris Match.
"Jamais je n'oublierai ce que tu m'as fait", lui aurait dit Nicolas
Sarkozy. "Je savais qu'il avait demandé ma tête. Mes sources? (...) Juste
des propos rapportés dont celui-ci à La Baule début septembre 2005, (...),
Nicolas Sarkozy affirmant à des proches .C'est fait, j'ai eu la tête de
Genestar", assure-t-il dans ce livre intitulé "Expulsion".
Nicolas Sarkozy, qui a divorcé de Cécilia en octobre dernier avant de se
remarier avec l'ex-top model Carla Bruni, s'est au contraire toujours défendu
d'être responsable de l'éviction d'Alain Genestar.
En tous les cas, pour en revenir à PPDA, il ne faut pas qu’il
oublie non plus qu’il a plus de 60 ans et qu’il fait ça depuis 21 ans. Fallait
bien que ça bouge, et cela avec ou sans Sarkozy.
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