
le déclin de la France
Samedi 07 Juin 2008 à 15:24
La victimisation ! La France le 30 décembre 2006 a crée une Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité : elle défend toutes les personnes qui ont eu à souffrir du fait de leur origine, sexe, apparence physique, orientation sexuelle, handicap, religion, opinion,… On voit le risque de créer un appel d’air, une clientèle d’infortunés qui s’ignorait mais que ces dispositions vont stimuler. En France, on ne referme pas les plaies , on en crée de nouvelles. « j’étais malheureux, je ne le savais pas, le gouvernement m’en a convaincu . »Inaugurera t on entre Matignon et l’Elysée, un ministére des peines de cœur ? on détourne la puissance publique de ses rôles traditionnelles en la réduisant au role de psychologue , d’assistante sociale. Il est curieux d’ailleurs que dans l’hexagone , les communautés asiatiques tels que les cambodgiens, vietnamiens ne participent guére à cette complainte généralisés et ne comptent que sur eux-mêmes, ne versent pas dans le misérabilisme ambiant.Quand un rappeur, soucieux de mettre en valeur « cette injustice que ressentent les fils de damnés » chante : « la France est une garce, n’oublie pas de la baiser jusqu’à l’épuiser, comme une salope,.. » ou qu’un autre groupe (ministére Amer) s’exclame : « quelle chance d’habiter la France, dommage, non plus, que ta mère ne t’ait rien dit sur ce putain de pays ou 24 heures par jour et sept jours par semaines, j’ai envie de dégainer sur ces faces de craies… » ; lorsque le groupe Lunatic proclame : « quand j’vois la France, les jambes écartées j’l’encule sans huile… », ils surfent peut etre sur un créneau commercial mais rendent peu désirable la citoyenneté française. Disons le en deux temps : quiconque n’aime pas les noirs, les arabes, les indiens, les asiatiques, les juifs les homosexuels, les femmes libres quiconque est hostile à la diversité des opinions et à la pluralité des modes de vie, ne doit pas vivre en France. Il ne doit pas marcher dans la rue, emprunter le bus, le métro, aller au restaurant,…il ne doit pas vivre non plus à new York, Londres, Rome, madrid. Il s’est trompé de siécle, pour reprendre une expression de Trotski.Mais quiconque pense que la France est une nation ignoble dans son histoire et répugnante dans ses idéaux, quiconque la voit comme une simple prestataire de services envers qui on a tous les droits mais aucun devoir, se condamne à un écartèlement douloureux et devrait mieux aller chercher ailleurs son bonheur, je ne le retiendrait pas. Toute cette jeunesse francaise, de lointaine origine immigrée qui hait la France mais n’a nulle part ou aller, qui siffle, par exemple, la marseillaise lors des matchs de foot en brandissant des drapeaux algériens mais ne retournera pas en Algérie. On en peut que l’inviter à se prendre en main, à se réconcilier avec elle-même et à transformer sa colére en action politique. On en peut habiter durablement un pays qu’on méprise , sauf à finir à se mépriser soi meme.
De ce qu’elle n’est plus la première, la France en conclut qu’elle n’est plus rien et s’abandonne depuis une dizaine d’années à l’autodénigrement. Elle qui brandissait jadis sa langue comme l’idiome naturel du genre humain ne sait plus que gémir, ressasser, lécher ses plaies. Partout sévit une jubilation morose à se déprécier comme si France rimait invariablement avec souffrance.
Ce ne sont pas les cris de haine de certains rappeurs à l’égard de la république qui sont préocuppants. C’est la détestation que la France se porte à elle-même. Nous nous désaimons beaucoup plus qu’ils ne nous rejettent . Un pays aussi peu sure de lui est incapable d’enthousiasmer sa jeunesse, quelle soit de souche ou immigrée.
Pays de la DDHC peuplé de 63 millions de déprimés, la France cumule le privilége d’être la nation la plus visitée au monde en raison de sa beauté et l’une des plus grandes consommatrices de doliprane et de tranquillisants. Comme si cette belle nation qui fut jadis le phare du monde réalisait soudain qu’elle a cessé de brillé et de fixer les régles du jeu. Quelque chose lui a échappé, nous a échappé car nous sommes tout concerné en tant que français. Ca n’est plus ici que sa se passe, il y a eu déplacement du centre de gravité. La France étouffait jadis dans des frontiéres étroites, elle souffre aujourd’hui de nanisme dans un monde trop vaste .
A qui la faute ? aux autres bien entendu. Tout ce qui va mal chez nous est du à la malignité de puissance étrangères , Bruxelles , la mondialisation, l’islam , l’impérialisme américain. Et les anciens tiers mondistes qui pleuraient naguère sur le sort de l’inde et de la chine n’ont pas assez de mots pour fustiger ces exdamnés de la terre, qui osent, salauds de pauvres, émerger du dénuement et nous concurrencer, voire racheter nos entreprises etre la cause des délocalisations ! Un mot synthétise ce sentiment d’effroi, un mot devenu indécent comme fascisme ou immigration : celui de libéralisme .
Qu’il y ait regret de la grandeur passée, nostalgie cocardière, mais c’est une grandeur abstraite pour laquelle nous ne sommes prêts à rien payer (il faut savoir faire des sacrifices pour le bien de la nation, pour le bien des francais) ! on se trompe en décrivant ce pays comme une puissance qui rêve de dominer , une nation en quête de gloire : c’est au mieux un pays en panne de destin et qui tente de survivre . Le souvenir des gloires d’hier s’accompagne d’un renoncement intégral aux mentalités qui les conditionnaient. Quelle surprise de voir, durant l’automne 2005, les émeutiers dans les banlieues défendre leurs cités contre l’intrusion de la police et des services de l’état. Voyez le probléme de l’immigration, est oui c’est un problème et il faut le dire ! l’attitude répressive et laxiste à la fois , la république se met en position de perdre sur tout les fronts . sa politique de visas, restrictive décourage les meilleurs esprits d’Afrique et d’Asie qui se laissent happer par les universités américaines ou britanniques. Elle n’accueille au final que les moins qualifiés, préposés aux taches servile, ingrates, à qui notre république mène une guérilla bureaucratique et policiére sans noblesse. La France c’est son drame actuel, se détache de l’europe et du monde comme on le dit d’un grand vieillard qui sent la mort approcher. Et oui nous sommes mourants et l’Europe qui s’élargit alors que les écarts et les différences culturelles se creusent va imploser comme l’empire romain. Si demain Antillais, Réunionnais,Guyanais ,Comoriens voire Corse demandaient, à une forte majorité, leur indépendance nul ne descendrait dans la rue pour empêcher le divorce.C’est peut etre le bonheur d’exister chez nous qui explique ce manque hardiesse , c’est qu’il est peu de pays ou l’art de vivre, la culture des plaisirs soient aussi développés que dans le notre. Une phrase décrit assez bien se sentiment, les anglais disent « on vit pour travailler » alors que les français « travaille pour vivre ». a l’aise dans leur terroir, les français, ont toujours peu émigré et refusent la mobilité même à l’intérieur du territoire national, heureux d’etre d’une région, d’un village.
Cultiver notre jardin ou essaimer sur la planéte (tel que la diaspora chinoise) tel fut notre dilemme pendant des siécles. Ce repli est aujourd’hui est aujourd’hui une contrainte que nous dictent notre taille réduite et notre perte d’influence. Il est vrai qu’on ne vit jamais mieux que dans les pays en déclin quand la vitalité émoussée d’un peuple redouble la douceur de ses traditions.
La France s’est spécialisé depuis Mitterrand, c’est peut être même le grand héritage de la gauche dans la promotion mondiale du récréatif : Paris plage, fête de la musique, nuit blanche. Voila ce que fait les gouvernements au lieu de traiter des problèmes existentielles tels que le déclin, l’économie francaise, notre systéme social, la dette, les retraites, l’immigration, l’écologie,… on va meme , pour assouvir cette insatiable passion de l’amusement, jusqu’à importé des fêtes étrangères , halloween ou la Gay pride par exemple.
On se souvient qu’ Olivier Besancenot proposa très sérieusement de fonder un grand parti de la gréve : merveilleuse idée qui permettrait à nos enfants d’etre grévistes sans avoir jamais travaillé. La France pourrait d’ailleurs créer des instituts de formation aux dérayages et manifestations qu’elles vendrait au monde entier, elle qui sait si bien transformer le mécontentement en divertissement. Ah! si j’étais en age de gouverné je ferais trembler cette gauche caviar et cette droite patronale, je pourrait enfin faire changer les choses et me battre pour la France et non pour moi ; pour que les français trouvent enfin une alternative,......
ce statut de marchand de loisirs, lié à nos compétences classiques dans le domaine de la haute couture, des parfums, et de la restauration , nous assure un avenir certain.Le culte des vacances érigé chez nous en religion nationale, traduit peut etre , la volonté de se mettre en grande vacance du siécle , de n’avoir avec le monde d’autre rapport que de distraction. Même si elle tombait plus bas encore , la France resterait ce qu’elle est déjà en partie : un musée magnifique et un parc touristique sans égal pour touristes aisés en quête de villages médiévaux fleuris, de paysages ciselés… ! Comment se résoudre à un tel destin quand on s’est voulu depuis tant de siécles l’institutrice du genre humain ? A force de s’identifier avec l’universel, la France a oublié qu’elle n’était pas seule dans l’univers que d’autres sociétés existent qui ne suivent pas nos lois, ignorent nos mœurs et savent à peine que nous existions. Il suffit de franchir la frontiére pour constater que notre prestige recule , grignoté par le dynamisme anglo saxon mais aussi indien, chinois, brésilien. On n’a jamais autant évoqué notre rayonnement que depuis qu’il s’éteint. Petit pays qui se croit encore une grande puissance, la France me rappelle ces familles aristocratiques ruinées qui mangent dans de la vaisselle d’or et se font servir à table. Mais le toit fuit, les murs s’écroulent, les assiettes sont vides et dehors la révolution menaces.
Si il fallait qualifier d’un mot le mal francais, je dirais qu’il se caractérise par une combinaison unique d’arrogance et de haine de soi. Nous cumulons une vanité sans pareil lié aux souvenirs du Grand Siècle et de la Révolution avec un manque de confiance en nous qui est le syndrome des nations en déclin. C’est bien le pire cas de figure : il manque aux francais à la fois cette fierté de soi si frappante aux états unis, en inde sans laquelle rien ne s’accomplit (l’amérique croit ce qu’elle dit et dit ce qu’elle croit) et cette curiosité envers les autres, cette passion d’apprendre de l’étranger qui est un signe d’intelligence et de raison. Avec cette mentalité nous sommes en danger de perdre sur les deux tableaux : la prétention nous interdit de nous enrichir d’autres expériences ; le doute nous paralyse. Un pays qui va célébrer, aux cotés des Anglais en 2005, la défaite de Trafalgar, y envoie meme son plus beau porte avions mais n’ose commémorer la victoire d’Austerlitz, ne peut que favoriser en chacun une sorte de glorification malsaine du fiasco, le culte du ratage grandiose transformé en triomphe imaginaire. Alors que l’amérique voit dans un échec une modalité normale du changement, une étape dans la construction de soi, la France en fait un verdict irréfutable. Toute banque route , mise à pied sont ressenties comme des arrêts du destin, tant est ancrée la certitude de ne jamais retrouver du travail et que chaque faux pas est un couperet qui nous barre la route de l’avenir. D’où l’aspiration de 75% des jeunes interrogés par divers instituts de sondages à devenir fonctionnaires, si grande est la peur de la précarité,....
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Vous dites "Si il fallait qualifier d’un mot le mal francais, je dirais qu’il se caractérise par une combinaison unique d’arrogance et de haine de soi. Nous cumulons une vanité sans pareil lié aux souvenirs du Grand Siècle et de la Révolution avec un manque de confiance en nous qui est le syndrome des nations en déclin." Je suis d'accord avec vous encore une fois. Mon analyse est la suivante: La gauche Mitterandienne, élite intellectuelle et politique s'est fourvoyé et n'a pas réussi le grand défi qu'elle avait a relevé. Résultat une droite médiocre (Chirac/sarkozy) a pris le pouvoir et elle a laissé le pays sombré dans la culture consommatrice et populaire américaine (TF1 M6) etc... Résultat les gens se sentent mal, ils sont conscient du gachis que ce pays fait mais n'ose se rebeller. Ils se referment sur eux mêmes et relèguent au passé les idéos communs. La France regorge pourtant de talents mais elle doit avoir le courage de s'unir à nouveau pour ensemble remettre ce magnifique pays en marche. Mais il va falloir être courageux, ne plus dire amen à BHL,demander à Lang de prendre sa retraite et se retrousser les manches. Et surtout arréter de se mentir à soi même. Souvenez-vous de Jospin qui perd en 2002 car les sympatisants socialistes votent extrème gauche au premier tour alors qu'ils vivent de manière très libérale...
à 16:26