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laurent
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le mythe de l'ile deserte

Jeudi 05 Juin 2008 à 09:23


Pub Kydiz

Pour expliquer les dérives actuelles de la finance allons-y de notre petite histoire.

Cinq naufragés se retrouvent sur une ile déserte, avec aucun moyen de communication, ni aucune possibilité de retour. Pour survivre, ils décident de vivre de leur travail.
Petit à petit, l’économie se développe : chacun cultive la terre, élève des chèvres, confectionne des vêtements et transforme sa nourriture.
On se rend bien vite compte que certains sont plus doués pour certaines tâches que d’autres (jean s’occupe très bien des animaux, Paul possède un merveilleux terrain pour faire pousser ses légumes, pierre est le meilleur cuisinier, jacques est le seul à savoir faire de la couture…). Chacun se spécialise peu à peu dans son domaine.
On organise donc un système de troc pour pouvoir profiter des avantages de chacun.
Ce système il trouve vite ses limites : jean aimerait bien quelques légumes de Paul, mais comment échanger une poigné de légume contre une chèvre ? Ce n’est pas équitable !

Heuresement pour nos naufragés, un autre voyageur arrive sur leur ile. Il s’agit de robert et il est banquier. Il leur explique que leurs problèmes sont résolus car il possède avec lui une presse à billet.
Il imprime donc 20 dollars par personne et leur explique qu’il leur donne ces 20 dollars en échange d’une dette qu’ils pourront rembourser avec un tout petit intérêt : 5% par an, soit 1 dollars.

L’économie repart de plus belle sur notre ile et chacun s’échange ses billets afin de vivre confortablement.
Jean qui n’est pas économe se rend compte qu’il n’a plus beaucoup d’argent et il commence à prendre peur : La date où il devra payer sa dette va bientôt arriver. Il se pose alors la question : il existe 100 dollars sur cette ile, chacun va remettre un dollars d’intérêt à la banque soit 5 dollars. Il ne restera donc plus que 95 dollars en circulation. En extrapolant, Paul se rend compte que dans quelques temps, il n’y aura plus d’argent sur l’ile! Le banquier les aurait ils arnaquer.

Fort de cette découverte, il prévient les autre habitants et tous se rendent à la banque demander des explications. « Il ne restera bientôt plus d’argent sur l’ile » se plaignent les naufragés, « nous allons faire faillite ! »
Le banquier les rassurent « ne vous inquiétez pas, si vous ne voulez pas rembourser votre dette, je vous en fais crédit (avec intérêt bien sur), de plus je réimprime 10 dollars pour tous ceux qui ont en besoin. Vous me rembourserez les intérêts l’année prochaine ! »
C’est juste, se dirent les naufragés, « il nous évite la crise de liquidité, notre ile est sauvée !».

Le temps passe et jean qui n’est toujours pas très économe, se pose à nouveau des questions. « Il va bientôt falloir rembourser ma dette, je dois à la banque 3 dollars de d’intérêt, si chacun rembourse ses intérêts, il restera moins d’argent sur l’ile que d’argent prêté… ».
En effet, le raisonnement est le suivant : la banque a mis en circulation 150 dollars (100 initiales et 50 nouveaux sous forme de prêts), l’intérêt s’élève à 15 dollars. Il ne restera donc plus que 135 dollars sur l’ile, c'est-à-dire moins que ce que doivent les naufragés à la banque. Le banquier les à roulé : ils sont prisonnier de la dette! Ils sont, dans les faits, les esclaves du banquier.

Passablement énervés, nos naufragés se rendent à la banque demander des comptes! Ils ne veulent plus devoir payer des dettes. Le banquier leur explique que c’est impossible, qu’ils ont signé des contrats… Qu’on fait les naufragés après cette réponse ? Évidement, ils l’ont chassé de l’ile !

Cette fable (bien que simpliste) illustre bien les dérives actuelles de nos systèmes financiers basés sur la dette des ménages et des états. Le banquier du monde est la Fed, qui est totalement indépendante et imprime autant de dollars qu’elle le souhaite. Ce système engendre toujours plus de dette et les pays producteurs (chine, OPEP, brésil, Afrique du sud) deviendront bientôt les nouveaux puisant de ce monde.

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Par Lafouce.BSympa!
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le 05/06/2008
à 09:56
Par SebEt encore il n'y a même pas de femelle sur leur île sinon je te raconte pas le stress
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le 05/06/2008
à 10:02
Par borisArticle intéressant et rafraichissant. Il est bon parfois de revenir sur les systèmes et de les caricaturer. Même si comme le dit l'auteur le shéma est très simplifié, il est clair que certaines banques sont les grandes gagnantes de la libéralisation et du développement de l'économie depuis quelques siècles maintenant.
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le 05/06/2008
à 10:21