
Vive l'espèce humaine
Lundi 26 Mai 2008 à 10:33
« Seize ans après le sommet de Rio, la vie sur
terre est à un tournant crucial",
a lancé le ministre de l'environnement allemand, Sigmar Gabriel, en ouverture
de la neuvième conférence de l'ONU sur la destruction des ressources animales
et végétales, lundi 19 mai dernier à Bonn.
L'appauvrissement de la diversité de la
vie sur terre se poursuivra "tant qu'il sera plus facile de tirer des
revenus de la destruction de la nature que de la protéger", a fait
remarquer le ministre. Mais chaque année, la disparition d'espèces animales et
végétales coûte 6 % du produit national brut mondial, soit 2 000 milliards
d'euros, selon une étude intitulée "L'économie des systèmes écologiques et
de la biodiversité", dont l'hebdomadaire Der Spiegel a publié des
extraits lundi dernier. Pour les pays pauvres, la charge est particulièrement
lourde. En outre, ils ne tirent aucun bénéfice de l'utilisation des ressources
génétiques de leurs forêts et des connaissances de leurs communautés indigènes,
les grands groupes industriels ne leur reversant rien sur la commercialisation
de nouveaux médicaments. « Faut pas pousser non plus. Déjà qu’on se fait
chier à habiter dans des cases pourris pour qu’ils nous montrent la plante qui
guérit des varices, on ne va pas en plus leur construire des piscines » (c’est
de moi cette phrase donc c’est du vent, mais bon c’est quand même le message
des grands labo pharmaceutiques).
En tous les cas, les pécheurs devraient
se préparer à leur prochaine grève car après la pénurie d’essence viendra très
vite la pénurie de poisson…
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