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Sangoku
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Sangoku
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Sean Penn récompense

Lundi 26 Mai 2008 à 09:40


Pub Kydiz

On le dit engagé. Sans doute l’est t-il. Du moins à son niveau. Car bon il faut dire ce qui est, et même si j’ai beaucoup de sympathie pour lui, Sean Penn n’est pas le Che… Mais bon, qui a envie d’être le Che ? Le vrai, celui qui a combattu pendant 30 ans ? Non pas le Che people du badge de Manu Ciao. Alors qui ? Et ben oui, pas grand monde en fait. Une vie de combat, d’assassinats, de trahisons, de fuite dans la jungle, de fausse identité ce n’est pas facile. On n’est pas dans un film.

Tout ça pour dire que je n’en veux pas à Sean Penn de se déclarer rebelle et de vivre sur les collines d’Hollywood. Il est humain comme moi.

Par contre ce superbe acteur et donc rebelle de Sean Penn avait prévenu avant l’ouverture du Festival de Cannes dont il était le président, que le palmarès de son jury serait politique. Il ne nous a pas déçus. En récompensant Gommora, Che, Il Divo, Linha de Passe et, pour couronner le tout, Entre les murs (palme d’or), les choix sont effectivement engagés. Gomorra de Matteo Garrone est un réquisitoire contre la mainmise de la mafia sur la ville de Naples. Il Divo de Paolo Sorrentino reconstitue les années Giulio Andreotti, ancien président du Conseil et sphinx incoulable de la Démocratie chrétienne.

Et donc la consécration suprême, la palme d’or pour Entre les murs de Laurent Cantet, un film qui suit une année scolaire dans un collège parisien, du point de vue d’un professeur de français (François Bégaudeau) et de ses 25 élèves de quatrième. Une palme spécialement dédicacée à Xavier Darcos ? Je ne pense pas car Sean ne doit pas forcément être au courant des problèmes d’éducation en France, mais en tous les cas clin d’œil à l’importance de l’éducation est bien là ! Et à l’heure d’aujourd’hui, ça ne fait pas de mal !
Comme quoi il habite à Hollywood mais il a oublié d’être con…

Cette palme est la première qui revient à un film français depuis vingt et un ans et Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat. Elle consacre - à l’unanimité du jury - un cinéaste encore jeune (46 ans), qui en trois longs métrages (Ressources humaines, l’Emploi du temps, Vers le sud) s’est fait une place durable dans le paysage du cinéma français, où ses films ont toujours eu prise sur la réalité du monde et ses inquiétudes.

Festival 2008 réussit.

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Par NadirChoix courageux mais plus du à la médiocrité de la sélection je pense...
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le 29/05/2008
à 19:58